Entretien avec Gaëlle Le Breton, Directrice de l’Alliance française de Suva et Déléguée générale de la Fondation Alliance française

De Paris à Bruxelles et puis aux Iles Fidji : Lisez la suite pour découvrir son parcours...

Q : Bonjour, merci d’avoir accepté cet entretien. Pour commencer, pourriez-vous décrire votre parcours brièvement ?

R : J’ai fait des études d’histoire avant de passer le concours de professeur des écoles mais j’ai finalement très peu enseigné. C’est à l’Education Nationale que j’ai entendu parler de l’Alliance française et de son réseau présent dans plus de 130 pays. J’ai eu un premier poste à Bruxelles en Belgique où j’étais en charge des projets culturels européens ainsi que de la communication avant de venir à Fidji.

Q : Où êtes-vous né ? Pouvez-vous nous présenter votre région d’origine via sa spécialité et également au travers de ses caractéristiques culturelles, sociales ou géographiques ?

R : Je suis née et j’ai grandi en Normandie près du Havre mais comme mon nom l’indique je suis d’origine bretonne. J‘ai toujours vécu près de la mer dans des régions où il pleut presque autant qu’à Suva. Comme partout en France ces régions sont connues pour leur gastronomie les crêpes, le far et le kouign-amann pour la Bretagne et les fromages de Normandie (Le camembert, le livarot, le Pont-l’Évêque ou le Neuchâtel), la boisson locale étant le cidre.
Culturellement ma ville de naissance Le Havre reconstruite par Auguste Perret a été inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco comme le Mont Saint Michel et il en sera bientôt de même pour les alignements de Carnac en Bretagne je l’espère.

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L’équipe de l’Alliance Française Fidji / Tonga

Q : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre société ?

R : L’Alliance française est une association de droit local qui a pour missions la promotion de la langue française, de la culture française et francophone et de la diversité culturelle.
A Suva, l’Alliance française propose des cours de français, de fidjien et sur demande des cours d’hindi. Elle organise deux fois par mois des soirées cinéma et différents évènements culturels dont le plus symbolique est la Fête de la musique que nous organisons cette année au Fiji Museum.
Lancée en France, en 1982 par le ministère de la Culture, la Fête de la Musique est devenue une fête internationale, présente aujourd’hui dans plus de 100 pays sur les cinq continents, chaque 21 juin. C’est une grande manifestation populaire, gratuite, ouverte à tous les participants amateurs ou professionnels.
La fête de la musique est symbolique des missions de l’Alliance française car elle fait la promotion de la langue française, des cultures francophones mais aussi des groupes locaux. Ainsi cette année elle accueillera un groupe de Nouvelle Calédonie Brian et l’association des étudiants du Vanuatu de l’USP du côté francophone et a également invité Laisa Vulakoro, Rako Pacifica, Déjà Vu, Vou, Soundwave of the Pacific…

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Q : Quelles sont vos responsabilités au sein de votre société ?

R : Je suis Directrice de l’Alliance française de Suva et Déléguée générale de la Fondation Alliance française et c’est à ce titre que j’apporte un soutien à ma collègue de l’Alliance française de Tonga, une jeune Alliance qui a ouvert en février de cette année.

Q : Quand êtes-vous arrivés à Fidji et pour combien de temps y êtes-vous ?

R : Je suis arrivée en septembre 2010 et je repars à la fin du mois d’août.

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Passer une dimanche fidjien avec la famille du professeur de fidjien de l’Alliance Française, Savaira Tuberi et Antoine Esteban, ancien Attaché régional de coopération pour le français et l’action culturelle à l’Ambassade de France à Suva.

Q : Quelle est la raison ayant motivé votre venue à Fidji ?

R : J’avais envie de découvrir cette région du monde que je ne connaissais même pas en tant que touriste. Fidji était mon premier vœu.

Q : Appréciez-vous votre pays d’accueil ?

R : Oui j’ai aimé l’accueil des fidjiens, il est facile de s’adapter au pays. J’ai également aimé découvrir la langue et la culture Fidjienne en étudiant le Fidjien avec Savaira Tuberi à l’Alliance française.

Q : Quels sont les objectifs que vous espérez atteindre avant la fin de votre séjour à Fidji ?

R : J’arrive à la fin de mon contrat, j’espère avoir mieux fait connaître notre langue et notre culture et j’espère que l’Alliance continuera à se développer en accueillant de plus en plus de monde.

Q : Quel a été le choc culturel le plus marquant, à l’arrivée aux Fidji ?

R : C’est probablement le rapport au temps, j’avais travaillé 10 ans à Paris et 3 ans à Bruxelles, deux villes européennes où les gens sont pressés et j’ai eu du mal à me faire au « Fiji Time ». Après on voit les choses autrement, tout finit par se faire mais il faut être patient.

Q : Reviendrez-vous aux Fidji ?

R : Oui pour des vacances

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Avec la Comité de l’Alliance Française de Suva et Isabelle Morieux (troisième de la gauche) et Jean Claude Jacq (quatrième de la droite) de la Fondation Alliance française de Paris.

Question Réponses Obligatoirement Courte

Q : Votre endroit préféré aux Fidji ?

R : L’Ile de Taveuni

Q : Votre restaurant préféré ?

R : Le Mango café et le Daikoku

Q : Votre bar préféré ?

R : Le bar du Pearl avec la vue sur l’Ile de Bega

Q : Votre plage préférée ?

R : La plage de Natodola

Q : Votre pire souvenir ?

R : Je n’ai pas vraiment eu de mauvais souvenirs

Q : Votre meilleur souvenir ?

R : Nager avec les Raies Manta

Q : Un mot pour décrire les Fidjiens ?

R : Accueillant, souriant et chaleureux

Q : Un dernier mot en fidjien ?

R : Ni sa Moce, Sota Tale (Au revoir et à bientôt)

Dernière modification : 17/06/2013

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