Fidji, c’est devenu un peu "chez nous".

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Frédérique Lehoux à la radio NC 1ere.

Q : Bonjour, merci d’avoir accepté cet entretien. Pour commencer, pourriez-vous décrire votre parcours brièvement ?

R : Je travaille depuis une vingtaine d’années dans le secteur de la réduction de la pauvreté. J’ai notamment beaucoup œuvré dans l’humanitaire, en répondre à des catastrophes naturelles ou des conflits tels que la guerre en Afrique de l’est ou le tsunami aux Iles Salomon. Les pays qui m’ont le plus marqués sont le Rwanda, le Congo, Madagascar, la Papouasie Nouvelle-Guinée… sans oublier Fidji !

Q : Où êtes-vous né ? Pouvez-vous nous présenter votre région d’origine via sa spécialité et également au travers de ses caractéristiques culturelles, sociales ou géographiques ?

R : Je suis née en Bretagne, à l’Ouest de la France. La Bretagne est tournée vers l’océan (atlantique) et la pêche, on y mange de délicieux fruits de mer ! Les bretons sont très fiers de leurs origines notamment la langue et la musique (qui se rapproche de la musique irlandaise). Nous sommes aussi connus pour être très têtus.

Q : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre société ?

R : Je travaille pour le Secrétariat de la Communauté du Pacifique (CPS), au sein de la Division « géosciences et technologies appliquées ». La CPS est une organisation internationale qui appuie les pays et territoires océaniens dans une démarche de développement durable. La CPS œuvre dans de nombreux domaines : la pêche, la santé, l’énergie, les ressources en eau ou encore la gestion des risques de catastrophes. La CPS compte plus de 250 employés à Suva.

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Lors de la signature des accords CPS-France-Polynésie française à Papeete, Tahiti en mars 2011

Q : Quelles sont vos responsabilités au sein de votre société ?

R : Je suis chargée d’un programme de prévention des risques de catastrophes naturelles. La région océanienne est très touchée par les aléas naturels (inondations, cyclones, tsunami etc…) ; ces phénomènes coutent très chers aux pays de la région : pertes matérielles, vies humaines. J’appuie donc les pays à réduire leur exposition au risque et gérer les situations de crise, principalement dans les territoires français : la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis et Futuna. Nous sommes une équipe importante ici à travailler sur ces problématiques dans toute la région océanienne.

Q : Quand êtes-vous arrivés à Fidji et pour combien de temps y êtes-vous ?

R : Nous sommes arrivés en mai 2010 et quitterons Fiji en décembre, le cœur gros.

Q : Quelle est la raison ayant motivé votre venue à Fidji ?

R : Mon travail bien sur, mais aussi l’envie de découvrir un nouveau pays et de montrer à mes enfants une autre façon de vivre.

Q : Appréciez-vous votre pays d’accueil ?

R : Nous avons une chance incroyable de vivre à Fidji. On aime particulièrement les grands sourires et la bonne humeur des Fidjiens, les paysages d’une grande beauté, les coraux et la vie sous-marine, le meke, le kokoda... On se sent bien ici, ce pays va beaucoup nous manquer.

Q : Quels sont les objectifs que vous espérez atteindre avant la fin de votre séjour à Fidji ?

R : Profitez au maximum de Fidji… et bien sur, donner le meilleur de moi-même au travail.

Q : Quel a été le choc culturel le plus marquant, à l’arrivée aux Fidji ?

R : La pluie !!

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Sur la chaine de télé, Wallis et Futuna 1ère en aout 2013 .

Q : Reviendrez-vous aux Fidji ?

R : Bien évidemment ! Mon petit garçon a vécu la grande majorité de sa vie ici, c’est devenu un peu « chez nous ».

Q : En temps qu’homme ou femme d’affaires, quel conseil donneriez vous aux Fidjiens en terme de pratique des affaires ou pour améliorer l’économie nationale (tourisme, etc)

R : Prendre en compte systématiquement les risques de catastrophes naturelles et l’impact du réchauffement climatique. Ces phénomènes sont susceptibles de coûter très cher aux pays de la région : il est essentiel de prévenir, atténuer, et gérer au mieux ces risques pour protéger les populations, les infrastructures et l’économie du pays.

Question Réponses Obligatoirement Courte

Q : Votre endroit préféré aux Fidji ?

R : L’ile de Kadavu pour son côté sauvage et la beauté du Great Astrolabe Reef.

Q : Votre restaurant préféré ?

R : Resto 88 et ses dim sum.

Q : Votre bar préféré ?

R : Mmmmm… je n’ai pas mis les pieds dans un bar depuis très longtemps !

Q : Votre plage préférée ?

R : Natodola pour ses vagues déchainées.

Q : Votre pire souvenir ?

R : Le cyclone Evan.

Q : Votre meilleur souvenir ?

R : Un bain de mer en admirant le coucher de soleil à Raki Raki.

Q : Un mot pour décrire les Fidjiens ?

R : Chaleureux, attachants.

Q : Un dernier mot en fidjien ?

R : Ni sa moce !

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Dernière modification : 11/11/2013

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