Intégration régionale en Océanie

-  Intégration régionale en Océanie : la France veut passer à la vitesse supérieure

Le gouvernement français veut, plus que jamais, passer à la vitesse supérieure en matière d’intégration régionale et de visibilité en Océanie, où se trouvent aussi ses trois collectivités de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de Wallis et Futuna.

Ce mouvement a été entamé, progressivement, il y a une dizaine d’années, à la faveur d’une amélioration, progressive elle aussi, des relations entre la France et les deux grands pays riverains et dominants de la région : l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Auparavant, les relations avec Canberra et Wellington, et a fortiori avec le Forum des Îles du Pacifique, avaient été assombries au milieu des années 1980 par les événements liés à la revendication indépendantiste en Nouvelle-Calédonie, par l’affaire du Rainbow Warrior, puis, au milieu des années 1990, par la reprise des essais nucléaires en Polynésie.

Depuis, la Nouvelle-Calédonie a enclenché un processus d’autodétermination, de même que la Polynésie française a progressé dans son statut d’autonomie, avec pour chacune de ces collectivités un gouvernement et des institutions locales. Elles ont aussi toutes deux accédé, au statut de membre associé du Forum des Îles du Pacifique. La création même de ce statut avait aussi été perçue, côté océanien (et de ses 16 États membres, dont l’Australie et la Nouvelle-Zélande) comme la traduction d’une nouvelle politique d’ouverture de cette organisation politique régionale vis-à-vis des pays et territoires non souverains d’Océanie.

La France, pour sa part, en tant que "partenaire de dialogue" au sein du Forum, a enclenché un processus d’intensification des relations, en
enclenchant un mode "privilégié".

* Article World Gouvernance p38

* Article Reasearch Gate

Dernière modification : 08/05/2016

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