Les femmes dans la société française aujourd’hui

1. LES FEMMES FRANÇAISES PARTICIPENT ACTIVEMENT À LA VIE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE

Les femmes françaises participent pleinement au marché du travail. Cela n’est guère
surprenant, dans la mesure où elles sont proportionnellement plus nombreuses que les
hommes (28% contre 25% selon Eurostat) à être diplômées de l’enseignement supérieur.
Les Françaises ont un taux d’activité de 64,1%, ce qui est supérieur de 2 points à la
moyenne de l’Union européenne. Elles sont plutôt moins concernées par letravail à temps
partiel que les autres Européennes : en 2006, 30,7% des Françaises ayant un emploi
travaillaient à temps partiel, contre 42,6% des Britanniques 30,7% des femmes de l’Union
européenne à 25.
Leur taux d’activité est particulièrement important entre 25 et 54 ans (il est de 80,2%
en France, contre 75,5% en moyenne pour l’Union européenne à 27). Le taux d’inactivité des
femmes âgées de 25 à 54 ans ayant au moins un enfant de moins de 6 ans est de seulement
29% en France, contre plus de 35% en moyenne dans l’Union européenne à 25). Ainsi, les
femmes françaises semblent pouvoir concilier vie professionnelle et vie familiale plus
facilement que la moyenne des autres Européennes. Le taux de fécondité de 2,0 atteint par la
France, sans doute le plus élevé d’Europe, reflète cette situation.
Quant à la situation des femmes dans l’entreprise, il faut noter que la France est
confrontée à un problème d’écart de salaire en fonction du sexe (selon Eurostat, le salaire
horaire moyen brut des femmes françaises était inférieur de 12% à celui des homme en
2003) ; néanmoins celui-ci reste moins important que dans d’autres Etats européens (au
Royaume Uni, cet écart s’élevait à 22%).
Enfin, les Françaises s’investissent de manière croissante dans la vie
associative. 40% d’entres elles font partie d’une association. Parmi celles-ci, 20% y
exerçaient des responsabilités, dépassant pour la première fois le taux de responsabilité des
hommes (18%). Les hommes restent plus nombreux (45%) à adhérer à une association,
mais l’essentiel de la différence s’explique par la participation plus élevée de ces derniers aux
associations sportives. Cet écart est d’ailleurs appelé à se réduire, dans la mesure où les
femmes sont de plus en plus nombreuses à pratiquer régulièrement une activité sportive
(48% en 2000 contre 9% en 1968 et 32,5% en 1997).

2. DES POLITIQUES PUBLIQUES VOLONTARISTES ONT FAVORISÉ UNE PLUS GRANDE ÉGALITÉ

Les pouvoirs publics français ont développé des dispositifs destinés à faciliter la
conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. En particulier, les systèmes publics de
garde des jeunes enfants (crèches, écoles maternelles) sont très développés dans l’hexagone. La
France fait partie des pays de l’OCDE qui consacrent le plus de fonds publics à ce type de
structures (1,5% du PIB contre 0,8% du PIB au Royaume-Uni). De plus, elles bénéficient de
différents types de congés parentaux (congé de maternité rémunéré de 16 semaines, congé
parental d’éducation ...) qui leur permettent de consacrer du temps à leurs enfants en ayant
l’assurance de retrouver leur activité professionnelle après une durée qu’elles ont choisie. En
outre, il existe des prestations (notamment la prestation d’accueil du jeune enfant) qui
permettent de recevoir une rémunération pendant un congé parental, ou encore une
compensation de frais de garde pour les parents qui travaillent.
Au cours des dernières années, le législateur s’est montré très volontaire dans la lutte
contre les discriminations dont peuvent être victimes les femmes dans le monde professionnel.
Après une loi sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes de 2001, renforçant la
représentation des femmes dans les élections professionnelles, une loi sur l’égalité salariale a été
adoptée en 2006, qui conduit les partenaires sociaux à définir et à programmer des mesures de
suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes. Par ailleurs, la loi du
30 décembre 2004 a mis en place une autorité administrative indépendante, la Haute Autorité
de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité, qui peut assister les femmes victimes de
discriminations.

3. LA RÉFORME DE 1999-2000 A AIDÉ LES FRANÇAISES À RÉDUIRE LEUR RETARD EN MATIÈRE D’ACCÈS À L’ARÈNE POLITIQUE

Les femmes françaises n’ont obtenu le droit de vote qu’en 1944, soit 38 ans après les
Finlandaises. Par la suite, elles sont restées peu présentes parmi les élus pendant plusieurs
décennies.
A partir du 1999, le législateur est intervenu pour mettre fin à cette anomalie :
· l’objectif d’égal accès des femmes aux mandats électifs a été inscrit dans la
Constitution, ce qui n’a été fait dans aucun autre Etat.
· La loi du 6 juin 2000 a imposé aux partis politiques une obligation de parité se déclinant
pour chaque mode de scrutin. Elle les contraint à présenter un nombre égal d’hommes
et de femmes pour les élections régionales, municipales, sénatoriales (à la
proportionnelle) et européennes. Elle pénalise financièrement les partis politiques qui
ne respectent pas le principe de parité lors de la désignation des candidats pour les
élections législatives.
Cette réforme a eu des résultats indéniables : les femmes représentant aujourd’hui 33%
des conseillers municipaux (contre 21,7% avant la loi du 6 juin 2000), 16,9% des sénateurs
(10,9% avant la loi) et 47,6 des conseillers régionaux (27,5% avant la loi). 43,6% des députés
français au Parlement européen sont des femmes, ce qui place la France en 4e position en la
matière dans l’Union européenne à 25.
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4. LE DISPOSITIF POUR FAVORISER L’ÉGALITÉ DE REPRÉSENTATION POLITIQUE A ÉTÉ RENFORCÉ EN 2007

La loi du 6 juin 2000 n’a pas résolu tous les problèmes. Les femmes sont encore peu
nombreuses au Parlement français (elles représentent 12,3% des députés) et dans les exécutifs
locaux.
Aussi le législateur a-t-il adopté le 31 janvier 2007 une loi destinée à parvenir à la parité
dans ces domaines aussi. Cette loi renforce les pénalités financières pour les partis ne respectant
pas la parité pour les candidatures aux élections législatives et instaure une obligation de parité
pour les exécutifs municipaux et régionaux.
Source : Service de presse de l’Ambassade de France à Londres, 2007

Dernière modification : 13/06/2007

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