Une parisienne aux Fidji

L’envie d’une expérience professionnelle en milieu anglophone a conduit Florence Oudin de Paris, capitale de la France, à Tahiti puis Fidji où elle s’est établie en 2010. Nous avons rencontré Mme Oudin à Suva, où elle nous raconte son histoire.

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Florence Oudin sous le soleil à Vuda, Fidji en avril 2013

Q : Bonjour, merci d’avoir accepté cet entretien. Pour commencer, pourriez-vous décrire votre parcours brièvement ?

R : Bien sur. J’ai suivi des études de commerce spécialisées en audit/finance.
J’ai choisi de privilégier les expériences à l’international et les stages, ce qui m’a permis de poursuivre une partie de mes études à Helsinki en Finlande et d’effectuer mes stages en Europe.
Avant ma dernière année de spécialisation en finance, j’ai eu l’opportunité de prendre une année de césure et d’intégrer un cabinet d’audit à Paris « Deloitte » pour 6 mois. Cela m’a permis d’avoir une première expérience professionnelle en audit financier avant de poursuivre cette voie. Nous étions 300 nouveaux employés quand j’ai démarré chez Deloitte, c’était incroyable. J’ai fini la saison fiscale puis j’ai décidé de profiter des 6 mois restant avant la reprise des cours pour réaliser un de mes rêves : faire un tour du monde. C’est à cette occasion que j’ai, pour la première fois, découvert le Pacifique.
De retour en France, j’ai effectue ma dernière année d’étude et obtenu mon diplôme, je n’ai pas souhaité rester dans une grande ville mais privilégier un cadre de travail plus agréable.
C’est comme cela que je suis retournée dans le Pacifique pour travailler chez PriceWaterhouseCoopers à Tahiti puis Pacific Energy a Fidji.

Q : Où êtes-vous née ? Pouvez-vous nous présenter votre région d’origine via sa spécialité et également au travers de ses caractéristiques culturelles, sociales ou géographiques ?

R : Je suis née à Paris ou j’y suis restée jusqu’à mes 20 ans. C’est une ville extraordinaire, il est difficile de s’ennuyer entre les théâtres, musées, monuments, concerts, parcs, stades, shopping, bibliothèques,…Comme toute capitale, Paris et multi culturel et très cosmopolite, c’est ce qui me plait.
On dit souvent que tout va très vite a paris, les gens se pressent dans la rue, les métros sont bondes aux heures de pointe, la circulation est impossible et que les « parisiens » sont exécrables ! Il y-a du vrai et du faux, mais je dirai c’est ce qui fait le charme de Paris !
J’adore y retourner pour les vacances.

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Florence (centre) avec ses collègues du Pacific Energy, décembre 2012

Q : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre société ?

R : Je travaille pour Pacific Energy (PE SWP), spécialisée dans la distribution d’hydro carburants dans le Pacifique.
Pacific Energy a été créee à Tahiti, au Vanuatu et en Nouvelle Calédonie en 2006 suite au rachat des actifs de Shell sur ces pays.
La filiale Fidjienne Pacific Energy South West Pacific est née avec le rachat des parts de British Petroleum (BP Oil) en mai 2010. Elle regroupe 6 pays : Fiji, Tonga, Samoa Américaines, Cook, Tuvalu et Kiribati.
Notre structure est différente des autres compagnies pétrolières connues mondialement, Pacific Energy est une société « locale et familiale » dont l’actionnaire principal est tahitien et notre chairman calédonien.

Q : Quelles sont vos responsabilités au sein de votre société ?

R : Je suis Directrice Financière (CFO) de la zone South West Pacific, basée à Fidji. J’ai du rajouter le rôle de DRH a mes responsabilités depuis 2 ans.

Q : Quand êtes-vous arrivés à Fidji et pour combien de temps y êtes-vous ?

R : Je suis arrivée à Fidji en Aout 2010, quelques mois après le rachat de BP par Pacific Energy.
J’y resterai aussi longtemps que mon poste le requiert.

Q : Quelle est la raison ayant motivé votre venue à Fidji ?

R : Mon précédent poste chez PwC Tahiti m’a amené à beaucoup voyager. J’ai découvert Fidji en aout 2008 lors d’une formation. Je n’imaginais pas que 2 ans plus tard j’y poserai mes valises.
J’aimais beaucoup vivre et travailler a Tahiti mais j’étais encore au début de ma carrière professionnelle et je souhaitais une expérience internationale tout en restant dans le Pacifique.
En 2010, l’opportunité s’est présentée pur ce poste a Fidji, j’étais curieuse de venir travailler dans un univers anglo-saxon ainsi que de venir explorer une partie du Pacifique que je ne connaissais pas encore ou que très peu. De plus, l’activité de l’entreprise et le poste représentaient un nouveau challenge.

Q : Appréciez-vous votre pays d’accueil ?

R : Oui, Fidji est un pays accueillant et authentique.

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Florence et ses coéquipiers du club va’a, Takia

Q : Quels sont les objectifs que vous espérez atteindre avant la fin de votre séjour à Fidji ?

R : Rien de particulier, juste garder et laisser un bon souvenir de mon passage.

Q : Quel a été le choc culturel le plus marquant, à l’arrivée aux Fidji ?

R : Comme toutes iles du Pacifique, je suis toujours marquée par cette appartenance a la terre, a l’océan et a la nature que les îliens entretiennent. Nous avons tendance à oublier ce lien dans les grandes villes.

Q : Reviendrez-vous aux Fidji ?

R : Bien sur !

Question Réponses Obligatoirement Courte

Q : Votre endroit préféré aux Fidji ?

R : L’océan

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Course de Stand up paddle 10km décembre 2012

Q : Votre restaurant préféré ?

R : Daikoku et The Galley au Yacht club, on y mange comme a la maison.

Q : Votre bar préféré ?

R : Un verre sur une plage !

Q : Votre plage préférée ?

R : Natadola

Q : Votre pire souvenir ?

R : Aucun que je qualifierai de « pire », j’ai de la chance !

Q : Votre meilleur souvenir ?

R : Difficile d’en choisir un, entre les courses de pirogues (va’a) avec mon équipe, le sourire des gens et les bons repas improvises avec mes amis.

Q : Un mot pour décrire les Fidjiens ?

R : Joyeux

Q : Un dernier mot en fidjien ?

R : Vinaka (Merci)

Dernière modification : 16/05/2013

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